J’ai assisté récemment à une première rencontre avec une quinzaine
de blogueurs, que mon entreprise souhaiterait voir relayer nos
messages. Retour sur l’expérience, avec les points positifs… et les
autres !
Le contexte : comment faire quand on a rien à vendre
Précisons tout d’abord que mon entreprise ne vend aucun produit et
se situe davantage dans la communication de cause. On n’attend donc pas
que les blogueurs fassent l’apologie d’une crème visage mais plutôt
qu’ils sensibilisent leurs lecteurs à des comportements éco-citoyens.
La méthode : une agence spécialisée dans les relations publiques interactives
Le projet est piloté par la personne en charge des relations presse,
qui a sélectionné une agence pour penser et organiser l’événement.
Pourtant en charge du web de l’entreprise, je n’ai été mis dans la
boucle que tardivement et à ma demande. No comment…
La stratégie : humaniser la relation
Rencontrer les blogueurs dans la vraie vie est évidemment une bonne
idée. Cela permet de créer des rapports interpersonnels plutôt que des
relations Entreprise (avec un E majuscule) – Blogosphère.
Le lieu de rencontre : simple et de bon goût
Le choix d’un petit restaurant à la fois tendance, cosy et intime
est un excellent choix. Des assortiments de petits sandwichs frais, des
brochettes de légumes ou de fruits et des cocktails de fruits sont en
affinité avec le positionnement de l’entreprise et les profils des
blogueurs présents. Le côté intime facilite les discussions informelles.
Le timing : Seven-Eleven
Les blogueurs et/ou influents exerçant souvent un « vrai» métier
, le rendez-vous était fixé à 19h30. La plupart des invités sont restés jusqu’à 22h30.
Le déroulement : débats et des bas
Après une phase d’accueil et de premier contact autour d’un verre,
les blogueurs ont eu droit à une présentation très 1.0, pendant
laquelle le responsable communication a déroulé des slides façon
« assemblée générale» . Zéro interactivité, zéro storytelling, zéro
adaptation au profil et aux besoins des personnes présentes, bref à
proscrire.
En revanche, une animation ludique (mais très pédagogique) a
réchauffé l’atmosphère et engagé de vraies discussions : à reproduire.
Rien de tel pour faire découvrir une entreprise, une cause, un produit
ou un service que de piquer la curiosité des personnes présentes en
leur faisant deviner les réponses.
Les comportements : une agence présente, des collaborateurs un peu moins
Les représentants de l’agence connaissent déjà bien plusieurs des
blogueurs invités et ont parfaitement tenu leur rôle. Les
collaborateurs se sont plutôt bien mêlés aux petits groupes, à
l’exception du responsable communication qui a passé son temps avec les
prestataires et ses collègues…
Le premier bilan : fixer des objectifs de communication clairs, et un seul par rencontre
Il est trop tôt encore pour mesurer les retombées réelles de cette
soirée. J’ai pu souligner dans ce compte rendu quelques bonnes
pratiques, mais je voudrais conclure sur les objectifs. Sans avoir tous
les éléments en main (comme le cahier des charges et la recommandation
de l’agence, sic !), j’ai compris qu’il y avait 2 objectifs : faire connaître
l’entreprise et sensibiliser à la cause. C’est au moins un objectif de
trop !
Le problème : certains des blogueurs m’ont demandé dès leur
arrivée quel était justement l’objectif de cette rencontre, c’est donc
que ce n’était pas clair pour eux. L’entreprise n’aura atteint aucun de
ses objectifs de manière vraiment satisfaisante, aucun sujet n’étant
traité à fond. Surtout, elle aura grillé ses cartouches et aura plus de
difficulté à motiver une nouvelle rencontre. Je retiens finalement
qu’il faut prioriser et phaser les objectifs pour les atteindre… Vous avez dit évident ?
Résultats
Sur le plan strictement comptable, 4 blogueur(se)s ont relaté la soirée avec enthousiasme, rapportant 224 visites sur le site de l'entreprise. On peut donc parler d'une "réussite mitigée" ! Pouvoir tirer des leçons de cette expérience tout en générant des retours très positifs ou au pire de l'indifférence, c'est déjà un succès... Voyons le côté positif : il reste une belle marge de progression, et les leviers sont identifiés !
Chob